Selon le professeur Bertrand Dautzenberg, pneumologue défenseur du vapotage et président de l’OFTA ou Office français de prévention du tabagisme qui a conduit l’enquête, le recul du tabagisme chez les jeunes s’explique par l’émergence de l’e-cigarette. A noter d’ailleurs que le pourcentage de jeunes qui ont expérimenté ce dispositif est passé de 10 % en 2011 à près de 40 % en 2014.
Pour rappel, certains détracteurs ne cessent de mettre en avant le risque que ce produit ne soit une porte d’entrée vers le tabagisme chez les jeunes. Actuellement, on se rend compte que c’est l’effet inverse qui se produit : le tabagisme chez les jeunes est en baisse.
La cigarette électronique a tendance à rendre la cigarette classique plus « ringarde ». De l’avis de Bertrand Dautzenberg, il s’agit d’une excellente nouvelle. Même si l’e-cig n’est pas un produit « parfait », il s’agit sans nul doute d’une alternative beaucoup moins dangereuse que le tabac. La cigarette pollue plus, son utilisation implique une odeur désagréable, elle cause des addictions et par-dessus tout, elle coûte cher. Et les adolescents semblent ne pas être dupes.
Rappelons que la vente de cigarettes (et de cigarettes électroniques) aux mineurs est interdite. Ce qui est une excellente chose. Car malgré l’apparente baisse du tabagisme chez les jeunes parisiens, il ne faut pas négliger le risque que l’e-cigarette ne constitue une passerelle vers le tabagisme. Quoi qu’il en soit, c’est un produit qui apporte une réelle aide aux fumeurs qui veulent se débarrasser de la cigarette.
Posté par : Sarah Dutrani dans Revue de Presse





